Volonté de puissance #2 : les 4 écueils

Une fois la lecture fiévreuse de Nietzsche passée, le concept de Volonté de Puissance a de bonnes chances de rester rangé dans les étagères de bibliothèque pour ne jamais se réaliser.

Chez la grande majorité de nos contemporains, l’incapacité d’avoir une destinée s’explique par le besoin grégaire d’être dans la norme en se contentant de « faire son trou » et de « profiter de la vie ». Il en a toujours été ainsi, à toutes les époques.
Chez ceux qui « tentent » en vain, l’échec peut s’expliquer par l’incapacité à soutenir un effort durable pour atteindre leurs ambitions parce qu’ils se sont finalement surestimés, qu’ils n’ont pas su bien s’entourer ou saisir les opportunités quand elles se présentaient (Kairos)…
Mais contrairement à ce que veut bien nous faire croire la pensée « happycratique » qui tend à considérer les agissements personnels (mauvais) comme les seules causes de l’échec, les influences de « détournement » générées par la société de consommation et de divertissements, peuvent aussi contrecarrer les destins (1)

Quoi qu’il en soit, identifier les écueils de la Volonté de Puissance permet de baliser les terrains glissants et les obstacles qui perdent les destinées.

 

1er écueil : l’irréalisme

Le 1er écueil de la Volonté de Puissance est votre incapacité à réaliser vos ambitions, à incarner celui que vous pensiez être… tout simplement parce que vous n’êtes pas au niveau. Vous avez visé trop haut, vous vous êtes leurré sur vous-mêmes et vos capacités de travail. Je parle de « capacités de travail » car tout destin se construit d’abord et avant tout sur le travail et cela, quel que soit votre talent.  Dans un monde où des unijambistes pratiquent le ski alpin et des hommes en chaises roulantes font des sprints sur 50 mètres, presque tout vous est possible ! En commençant jeune (et encore…), vous pouvez devenir alpiniste, neurobiologiste, champion de bodybuilding, philosophe ou acteur… la seule limite à vos ambitions n’est pas le talent ou l’absence de talent que vous compenserez par le travail, mais le travail justement, votre capacité à mettre en acte vos désirs et vos ambitions. C’est ce qui fonde la différence entre ceux qui vont au bout de leurs « projections mentales » et les autres : ces moyens physiques ou intellectuels mis en œuvre pour atteindre vos objectifs, la friction entre votre énergie personnelle et la pesanteur de ce monde.
Vous comprenez que vos hautes aspirations étaient irréalistes quand la réalité vous sanctionne en les mettant à l’épreuve : « ça ne fonctionne pas », « on ne vous suit pas », la matière et les hommes ne se plient pas sous l’action de votre volonté. Vous pouvez attribuer l’échec aux autres, au fait que « vous n’êtes pas fait pour cela car vous n’avez pas de talent »… mais l’explication reste toujours la même : si vous vous êtes surestimé c’est que le travail initial de réflexion n’a pas été mené correctement ; si les autres ne vous écoutent pas c’est que le travail de communication n’a pas été assez poussé ; quant au talent que vous n’auriez pas, il fallait le compenser par un surcroît de travail.

D’ailleurs, le talent inné (ou acquis par une éducation propice) est une bonne base pour celui qui veut se réaliser mais ne remplace pas un entrainement intensif.

J’ai connu une femme, jeune, qui aspirait à être cantatrice ; elle disposait d’un talent évident pour le chant avec une belle voix grave, riche en tonalités ; d’un environnement familial confortable la protégeant de toute nécessité, elle disposait d’un bon relationnel, d’un réseau prometteur… et d’un physique que certains noteraient 8-9/10. Que faisait-elle de ce potentiel ? Pas grand-chose. Elle chantait lors de réunions de famille, s’entrainait « quand elle le sentait », ne relançait pas ses contacts, procrastinait systématiquement malgré 15 bonnes résolutions prises chaque dimanche soir… pour sortir, s’amuser, passer d’hommes en hommes… tout en se plaignant de la méchanceté des unes, de la rapacité des autres et du carriérisme de « ceux qui n’ont aucun talent ! ». Sauf que ces « moins-doués-qu’elle », travaillaient quotidiennement, développaient leur réseau, se rendaient à chaque casting… pour décrocher des contrats que son in-suffisance boudait.
L’irréalisme de cette fille velléitaire se trahissait dans chacune de ses initiatives infécondes, non par manque de talent mais par absence de travail. A la fin de chaque projet avorté, il ne restait que ses rêveries stériles de Diva manquée à qui des producteurs sans scrupules faisaient miroiter des soirs glorieux pour la prendre.
Aujourd’hui, à 32 ans, elle est vendeuse de parfum chez Sephora. Toujours célibataire.

Il peut y avoir en vous ce désir de puissance illimitée mais, sans la mécanique, implacable et tenace, pour l’incarner et le véhiculer durablement « jusqu’à la victoire » sur la réalité vous ne resterez qu’au stade larvaire et fantasmagorique de vos ambitions…  hanté peu à peu par les frustrations et les aigreurs que vos échecs auront invoquées.

Le burn-out est l’autre conséquence de l’irréalisme ; il est l’écueil opposé de la velléité. Le Burn-out qui se traduit littéralement par « se consumer » est le syndrome de l’épuisement professionnel. Il ne touche pas uniquement les salariés sous-pression, par surcharge de travail ou harcèlement, comme on veut bien nous le faire croire, mais aussi des dirigeants et des chefs d’entreprise qui consacrent toute leur énergie à leur travail.  Près de 150 symptômes du Burn-out sont dénombrés dont les troubles de la mémoire et de l’attention, le repli sur soi, les troubles du sommeil et la baisse de motivation…

Le syndrome s’implante peu à peu chez ceux qui, finalement, se fixent des objectifs trop importants, nécessitant des charges de travail ou des niveaux de réflexion au-dessus de leurs moyens physiques et psychiques. Vous avez vu trop grand et vous êtes incapable de produire l’effort suffisant pour réaliser votre destin. Il faut donc revoir la nature de ces objectifs ou votre planning : car il est possible qu’il ne s’agisse que d’une simple question de réglage et d’organisation si la volonté est forte.
C’est à ce moment précis que l’aide d’un coach peut se révéler judicieuse : pour établir une méthodologie d’action.     

 

Le burn out

 

2ème écueil : le piège de la consommation

La consommation qui traduit le désir de jouir est l’un de ces pièges passifs qui permettent d’égarer les volontés impétueuses. Qui en effet n’a pas envie de se « lâcher » après une bonne journée de travail ou la concrétisation d’un projet ? Qui ne souhaite pas se récompenser après des semaines et des mois d’efforts de production ?

Ce sentiment est légitime et il parait normal de « s’offrir » Cindy en Agent provocateur pour conclure une bonne journée de production ou de se récompenser d’une semaine à Dugi Otok après des mois d’acharnements. C’est à ce moment que toute l’ingéniosité du système de consommation se déploie pour tenter de vous faire succomber à des escalades d’achats. Arrivé à une étape intermédiaire de votre destin, celle qui permet déjà de vous identifier comme une personne influente, vous serez surement sensibilisé par quelques bons amis ou votre amie, sollicité par des commerciaux avisés pour « vous faire un peu plaisir », changer de « train de vie » « à votre image », « investir car c’est le moment », transformer votre idéal de grandeur inassouvi en crédit immobilier ou étancher votre soif de puissance par l’achat d’une « sportive ». « C’est bien normal ! » vous disent les petites voix sucrées, « tu l’as bien mérité ! », « lâche-toi un peu… ». Et c’est par ces multiples prétextes que nombre d’hommes exceptionnels ou « promus à un destin », flanchent et se laissent « accrocher » par la « pesanteur du monde », trahissent leur énergie si vive et si fluide, pour ces sirupeux appâts freinant l’ascension, provoquant indigestions et lourdeurs d’estomac. Les multiples tracas de la vie matérielle peuvent gâcher des talents, les « mais reste un peu avec moi au lit » de Cindy qui accoucheront plus tard de « pensions alimentaires » conflictuelles vous obligent à bâcler, à faire plus vite ce qui méritait temps et attention pour être perfectionné, à négliger ce qui aurait dû être juste génial.
Le piège de la consommation quelle qu’elle soit c’est de vous appesantir lors de la course au Soleil, de vous détourner du destin net, de transformer tout devenir en avoir pour faire de vous un être, repu, et finalement commun. (2)

 

« On a toujours quelque chose de plus urgent à faire que de se marier. Ciel ! Il en a toujours été ainsi pour moi. »
Friedrich Nietzsche – Puissance II, IV

 

Et dans cette consommation, je mets aussi la femme, cette étouffeuse de destin, cet agent de la gravité qui cherche à chaque instant de vie commune à vous impliquer dans des histoires de nappes et de couleurs de rideaux. Rares sont celles qui comprennent votre idéal de grandeur ou peut-être font-elles semblant jusqu’à ce que vous leurs mettiez la bague au doigt. Inexistantes sont celles qui vous font réussir. Le « derrière chaque homme qui réussit, cherchez la femme » est un gros mensonge ; les femmes futées arrivent quand elles perçoivent votre potentiel, quand elles vous voient à mi-parcours vers vos ambitions : elles ne sont jamais l’explication d’un destin.
Elles doivent donc, sauf exception, rester l’équivalent de la Lamborghini que vous louez pour un week-end, pour vous faire plaisir ponctuellement… sans jamais l’acheter.
Le crédit immobilier, lui, au moins, et à condition qu’il soit raisonnable, vous permettra d’acquérir de la ressource pour soutenir vos ambitions.

 

MC Grégor

 

3ème écueil : Le piège de la médiatisation

Vous revenez d’un ennuyeux « petit week-end à deux » quand vous constatez … Oh Gloria ! Oh Virtutis !… que votre compte Instagram a explosé en like… tout comme Twitter : C’est votre dernière vidéo sur Youtube qui a fait un carton ! Plus de 100.000 likes !…
La médiatisation ! Enfin…
Le succès, cette notoriété soudaine qui amusera les fortes natures et les robustes, les encouragera à produire mieux, à s’aiguiser toujours plus, à se déployer davantage, fera chavirer d’excitation les créatures de surface, celles dont l’énorme égo est porté par une énergie déficiente. Les narcissiques auront l’impression d’y « être arrivés ».
Avec les premiers succès, ces superficiels ne cesseront plus de consulter compulsivement leurs audiences ; chaque jour, ils tenteront de multiplier « les coups », provoqueront des clashs avec d’autres youtubeurs pour « faire du buzz », tenteront d’apparaitre sur « une télé » pour exploser l’audience… et si par chance, ils réussissent à passer sur une antenne, quel que soit le niveau de l’émission, ils se repasseront 10, 20, 100 fois l’extrait qui les montre, l’afficheront sur leur support faisant du contenu avec leur propre contenu.

 

« La vanité, c’est décidément mon péché préféré. C’est tellement fondamental. Le narcissisme, c’est notre propre opium. » Le diable dans le film « L’Associé du diable »

 

Que les choses soient bien claires ; il ne s’agit pas ici de condamner l’égo, essentiel à tout destin, mais de pointer du doigt ceux qui n’ont pas l’énergie suffisante pour supporter l’urticante caractéristique égoïste ou égocentrique. L’orgueil ne sied pas à tout le monde. Il peut porter un Godefroy de Bouillon, à cheval dans son armure, de combats en combats jusqu’à Jérusalem ; celui du youtubeur narcissique ne le mène que de trucages en surenchères « pute à clics » : son insuffisante vitalité lui faisant toujours choisir les raccourcis faciles et la gesticulation à l’action d’envergure.

Ce n’est pas l’orgueil du « fort » que piège la médiatisation mais celui du « faible », le narcissique. Celui qui se contente d’« apparaitre » aux autres, plutôt que d’« être » envers lui-même et envers son destin. Le fat qui se mire à la surface d’Instagram, amoureux de son propre reflet, se mettant en scène dans des séquences truquées et exposant son bon profil que valide l’approbation furtive de tous ceux qui passent d’une admiration l’autre : « likez moi ! » crie-t-il « Regardez comme je suis important ! », « Enviez ma vie géniale ! »… Et pendant que notre factice fait son « show », le gentil animateur pour supports côtés en bourse (Youtube, Instagram, Twitter), les actionnaires de ces mêmes supports, eux, bâtissent un peu plus, chaque jour, leur destin financier. 

L’exemple de la créature youtubesque est le plus caricatural et le plus éloquent pour nous tous et c’est pour cela que je l’ai choisi. Mais le piège de la médiatisation vaut aussi pour tous ceux qui sont exposés à la lumière des projecteurs. Le cinéma et la télé créent bien sûr des monstres narcissiques, boursoufflures suffisantes… qu’ils soient comédiens, sportifs, animateurs d’émission-télé ou « kleenex » de la télé-réalité.

 

L’Hubris ( Le Loup de Wall Street)

 

4ème écueil : L’hubris

Chez les Grecs anciens, l’hubris était la démesure, l’orgueil inacceptable de la part d’un mortel, la prétention à une supériorité insolente qui entrainait une punition cruelle (Némésis) de la part des dieux immortels.

L’hubris a donc toute sa place dans cette recension des écueils de la Volonté de puissance. Toutefois, j’ai hésité à le citer pour deux raisons : 

D’une part, parce que les points déjà vus plus haut entrainent des conséquences pour celui qui chute ou rate qui peuvent être considérées comme des Némésis, comme les punitions pour ceux qui ont « voulu trop puissamment ». Se ruiner par des investissements pharaoniques et chuter par la consommation de stupéfiants ne sont-ils pas des effets de la Némésis ? Et que dire des Narcisses post-modernes qui succombent à la célébrité ?
D’autre part, parce la « punition » ne touche pas ceux qui débordent d’orgueil et de volonté de puissance mais, encore une fois (et je tiens vraiment à insister sur ce point) ceux dont l’énergie n’est pas à la hauteur de l’ambition. La capacité de résister à « la pression de l’altitude » sans effondrement, ni débordements, d’affronter d’autres volontés de puissance sans succomber, de ternir le cap sans dévier est différente en chacun : le million de vues fera « péter un câble » au youtubeur ordinaire alors qu’il faudra la conquête du monde jusqu’à l’Hydaspe pour qu’un Alexandre rencontre ses propres limites !

Les adeptes de MMA qui pourraient lire ce texte, ne manqueront pas de penser au cas McGrégor.  
Conor Anthony McGregor est né à Dublin en 1988 ; il commence sa carrière de combattant de MMA (Arts Martiaux Mixtes) en 2008 après avoir été quelque temps plombier. Il se fait rapidement un nom dans la discipline. Recruté par l’organisation Cag Warriors en 2011, il obtient l’année suivante les ceintures de champion dans les catégories plumes et légers, devenant le premier combattant MMA à être champion simultanément dans deux catégories. Il va connaitre un parcours fulgurant, les années suivantes.

Recruté par l’Ultimate Fighting Championship, il enchaine les victoires jusqu’à son combat pour le titre de la division plume contre José Aldo qu’il bat par un knockout en 13 secondes lors du combat principal : la victoire la plus rapide de l’histoire de l’UFC lors d’un combat pour un titre.
Il combat ensuite deux fois le champion Nate Diaz, en catégorie mi-moyens obtenant une victoire et subissant une défaite. Il revient alors dans la cage des poids légers pour dominer et battre Eddie Alvarez, un autre champion de la catégorie. C’est dans cette période que le petit irlandais commence les dérapages ; il provoque les uns et les autres avec un ton hâbleur, il défie les uns et les autres et fanfaronne en conférence de presse. L’immense fortune acquise en quelques années (son patrimoine est estimé à une quarantaine de millions d’euros) lui permet d’afficher maison de rêve (il habite désormais à Las Vegas), voitures de luxe et yacht… Il apparait en tenues excentriques, il multiplie l’insolence et les provocations. Il est « Notorious », la tête brulée qui n’a peur de rien ! Il se sert des réseaux sociaux pour clasher, surtout les boxeurs britanniques comme Anthony Josua et Tyson Fury qu’il injurie et provoque… avant de lancer un défi à l’américain Floyd Mayweather, considéré comme le plus grand boxeur de la décennie 2000.

Celui, après avoir essuyé des mois d’injures et de provocations de la part de l’Irlandais, sort de sa retraite pour l’affronter. Mais pendant la période de préparation qui précède le 26 août 2017, jour fixé de l’affrontement, les tensions et les départs se multiplient autour du McGregor, des entraineurs le lâchent et Paulie Malignaggi, son sparing-partner qu’il a humilié en faisant publier des photos de leur entrainement, critique ouvertement son arrogance et son refus d’écouter les conseils « qui l’empêchent de progresser »… 
Floyd Mayweather bat McGregor par KO technique à la dixième reprise du match tant attendu.
Il semble que l’Irlandais n’ait pas retenu cette leçon de vie. Il affirme sa volonté de retourner dans la cage en 2018, après deux ans d’absence, pour affronter celui qui a pris sa place dans l’UFC, remportant tous ses combats pour devenir le champion à la place de l’Irlandais : le Daghestanais Khabib Nurmagomedov.
Le combat a lieu le 6 octobre 2018 après des mois de provocation sur les réseaux sociaux ; il tourne rapidement à l’avantage de Nurmagomedov qui contrôle le combat au sol. A bout de souffle, McGregor doit s’avouer vaincu lors de la quatrième reprise en « tapant » sur un étranglement arrière de son adversaire..

La trajectoire fulgurante de McGrégor est une parfaite illustration de l’hubris ; Au commencement, vous avez un petit gars d’un milieu populaire qui, a force de travail et de hargne, monte peu à peu vers les sommets, bat les plus grands de sa catégorie. Mais son ascension et la fortune rapidement acquise lui montent à la tête ; les arrogances et les excès s’enchainent : drogue, faits divers et clashs médiatiques parasitent une carrière jusqu’alors impressionnante. Les deux dernières défaites ne font que sanctionner un type qui avait perdu pied.  

 

L’Hubris n’est-elle pas l’inéluctable conséquence de la Volonté de Puissance ? Cette force incontrôlée, primitive, éruptive ne finit-elle pas par brûler finalement les corps et les esprits qui l’incarnent ?
Et ne vaut-il mieux pas vivre, malgré tout, une vie d’Alexandre ou de McGrégor avec ses excès, ses débordements d’émotions et ses heures douloureuses mais intenses, plutôt de rester dans sa zone de confort sans prendre de risque ?

C’est à vous d’en juger.

 

1) Pour être complet et exact, je pourrais aussi démontrer comment l’« happycratisme », cette vision officielle du développement personnel, vise à occulter le rôle de la cooptation, discrète mais bien réelle, menée des « check-point » sociaux qui décident de qui passe ou ne passe pas. Nous vivons à nouveau une époque « bloquée » où les castes dirigeantes et les communautés d’intérêts veillent jalousement à leurs privilèges et aux périmètres qui abritent l’entre-soi… tout en prônant officiellement des valeurs d’égalité, d’ouverture et de mixité sociale. C’est une donnée « sociétale » à prendre en compte qui n’absout cependant pas l’individu de sa responsabilité dans l’échec.
Mais ce thème qui concerne surtout « l’exception française » est un peu hors sujet ici.

2) Vous voir vous satisfaire par la consommation comme « tout à chacun », contentera d’ailleurs les hommes ordinaires qui pourront ainsi se rassurer sur leurs propres faiblesses et éteindre leur inquiétude de vous voir vous hisser au-dessus de la mêlée.

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