Le colonel Trinquier en Algérie

être et durer : éloge du Parachutiste

Si vous vous intéressez à l’histoire des idées de la France du vingtième siècle, vous connaissez probablement le nom de Gilles Perrault. Cet écrivain, d’abord connu pour ses romans d’espionnage adaptés au cinéma (Le Serpent, Dossier 51 ou l’Orchestre rouge) est un compagnon de route de la plus extrême-gauche dont il partage encore, aujourd’hui, les combats.
En 1978, il écrivit « Le pull-over rouge » sur l’affaire Christian Ranucci qui devint LE manifeste contre la peine de Mort avant son abolition en 1981. En 1990, il publia « Notre ami, le roi » sur le pouvoir d’Hassan II ; il fut également présent aux côtés de la Ligue Trotskyste Révolutionnaire pour dénoncer la montée du Front National, exiger l’annulation de la dette française envers le Tiers-Monde ou pour appeler à la libération des terroristes d’Action directe (avec Noel Mamère et José Bové) en 2006. Ses engagements et ses outrances « gauchistes », notamment contre l’ancien Préfet Maurice Papon, lui valurent de nombreux procès et occultèrent totalement son premier essai publié en 1961 : Les Parachutistes. Un texte dont les radicaux de l’époque comme Dominique Venner ou Jean Mabire auraient pu signer quelques passages.
Dans ce titre, Gilles Perrault s’appuie sur sa propre expérience au sein d’une unité parachutiste en Algérie pour décrire de manière plutôt bienveillante, le fonctionnement et l’état d’esprit d’un corps d’élite français des années 60. Son expérience est celle de milliers d’appelés qui porteront le béret rouge jusqu’en 1996.

Devenir Para

« On ne nait pas Para, on le devient. » est la maxime qui illustre bien ce petit matin où les « puceaux » arrivaient en masse, un peu hébétés par la courte nuit passée dans le train, sur un des quais du sud-ouest où les camions TRM 4000 les attendaient pour embarquer « au régiment ». Les jeunes appelés venaient de toutes les régions de France, de toutes les classes sociales (surtout modestes), avec des visages défaits, des corps trop gros, trop maigres et des muscles souvent faibles ; entassés avec leurs sacs bigarrés, puis débarqués, ils étaient ensuite alignés approximativement dans la caserne, toujours un peu hagards, pour « percevoir » équipements et tenues.
Les choses sérieuses commençaient dès le lendemain matin sous les néons des chambrées qui s’allumaient tôt, très tôt,  accompagnés des hurlements caporalistes, des portes qui claquaient et des manches de pioche qui venaient s’abattre contre les pieds métalliques des lits innocents : « Bandes de fiottes, on n’est plus chez Mémé ! », « Debout les psychos, il va falloir dropper ! » et certains se demandaient pourquoi ils s’étaient portés volontaire… « Tafioles ! », « Bouseux ! », « Limaces ! » et d’autres regrettaient les grasses matinées « Sex and Breakfast » avec Cindy…
Les premiers jours étaient pénibles, durs, toujours à courir sous l’insulte entre chaque atelier : Footing d’une heure trente, pompes, TIG, exercice du pas, pompes, démontage-montage du Famas, pompes, « montée à la corde » après-déjeuner (pour bien digérer), planche irlandaise, cours théoriques sur le régiment, chants… et bien sûr pompes.  « Allez, tu m’en tapes : trente !… » : Les pompes étaient les points de ponctuation de la journée de classe : pompes pour se réveiller, pompes pour s’entraîner, pompes pour avoir ri, pompes pour tous parce que l’un ou l’autre n’avait pas réussi un exercice… Les pompes faisaient partie du dressage de ceux qui arrivaient et qui n’étaient rien. Car tout ce théâtre de cris, de bourrades et de « coups de pression » avait une utilité, celle de vous transformer de simple lambda en élément solidaire et affûté d’une communauté combattante. On vous apprenait à devenir des « camarades », on vous faisait suer ensemble pour éviter de saigner seul le moment venu, quand vous seriez en « situation réelle ».
L’objectif était de transformer le magma humain venu toquer à la porte du premier jour des classes, en combattants « souples comme le cuir, mais trempés comme l’acier pour être et durer » comme le décrivait le général Bigeard (1). 
Dans « Les parachutistes », Gilles Perrault parle de la « liturgie du corps d’élite » pour décrire cet entrainement physique dur, rythmé par les cris, les brimades et parfois les coups. La recrue devait comprendre ce qu’elle était : Rien !… Et qu’elle venait du néant pour intégrer un corps exigeant, porteur d’une tradition furieuse.
« Mais dans le même temps que l’on tient la recrue le nez dans son inconsistance, on lui montre à quelle hauteur elle peut monter si elle franchit les obstacles qui lui sont proposés. Pour y atteindre, il faut bien sûr accomplir les exercices les plus violents, les plus difficiles : ce qui serait impossible pour le soldat cul-de-plomb, mais qu’un initié se doit de pratiquer avec bonheur. » surenchérit Perrault. La recrue devait devenir un para : tous ne pouvaient pas y entrer, tous n’en avaient pas l’étoffe et c’est justement ce qui faisait la valeur de l’unité et de l’arme que de ne pas accepter le tout-venant. Que ce soit aux RCP (Régiment de Chasseurs Parachutistes), dans la « Coloniale »(2) et plus encore au 2ème REP (Régiment Etranger de Parachutistes), la dure sélection ne permettait pas à tous d’être un « initié » : Les « psychos » qui pleurnichaient, se blessaient, pointaient tous les deux jours à l’infirmerie ou, pire, ceux qui honteusement « repassaient par la porte » après un « refus de saut » ne méritaient de porter ni le béret amarante, ni les fourragères (3).
Mais pour la plupart, la magie opérait après quelques semaines de classe. Ceux qui étaient arrivés en désordre marchaient désormais au pas, chantaient à l’unisson avec des voix plus rauques. Des séries de pompes incroyables étaient faites sans forcer ; les exercices devenaient plus techniques : tirs au fusil ou à la grenade, techniques de progression « dans la verte », test de la « chambre à gaz »…
Des traits droits se dessinaient désormais sur les visages. Les regards étaient plus précis, mobiles : ils scrutaient, épiaient, surveillaient. Les corps étaient plus fermes, angulaires. Tous avaient gagné « des épaules » : Ils étaient devenus ce qu’on voulait qu’ils soient.  
On devait cette catharsis individuelle et collective à un accompagnement rude mais plus subtil qu’il n’y paraissait : chacun était jaugé discrètement sur ses points forts et ses faiblesses, suivi sur son habilité et son endurance, sa capacité à franchir l’obstacle physique, à apprendre sous la pression et à résister aux manques.

« Si le chemin était difficile, le but n’était donc pas médiocre.» (4)

Et le bleu arrivait enfin au bout de l’âpre période d’initiation. Il allait être admis : « La fin des classes, dans une unité banale, marque le terme d’une période ennuyeuse à laquelle succéderont d’autres périodes un peu moins ennuyeuses. Dans le corps d’élite, elle est comme un baptême. » (4)
Au 6ème RPIMA, régiment emblématique d’une époque où de simples appelés pouvaient devenir des combattants d’élite, c’était d’abord la « marche du béret » qui concluait les classes : un raid d’une centaine de kilomètres effectué armé et avec tout le « barda », sous la météo capricieuse des Landes. Par un soleil de plomb ou sous une pluie continue, il fallait marcher. Et tant pis pour les hallucinations qui vous harcelaient durant la seconde nuit de marche nocturne : Il fallait tenir, garder la tête froide et les sens en éveil le troisième jour de marche pour passer l’examen de tir sans trembler, garder de la force pour lancer les grenades et assez de vigilance pour réussir son « test de progression ».
Une fois l’évaluation passée, lorsque la nuit tombait, les gradés guidaient la troupe au milieu d’une forêt, vers un étang que vous deviez traverser, fusil au poing, l’eau jusqu’à la taille, pour vous engouffrer, un par un, dans la profondeur d’anciens égouts…   C’était le moment du bizutage, fait de « cogne » et de lutte dans le noir, ce « rite de passage » gardé secret jusqu’alors…
Une fois le rituel effectué, vous étiez presque passé de l’autre côté du voile… Presque… car il restait « Pau » !…

« Pau » c’est L’Ecole des Troupes Aéroportées située au camp « Aspirant Zirnheld » au nord de la ville. Créée dans sa forme actuelle en 1963, elle dépendit longtemps de la 11ème brigade parachutiste. Les appelés et les engagés y venaient pour passer leur brevet « para » en sept sauts effectués à 400 mètres d’altitude (5).
La première semaine était consacrée à l’apprentissage ; la recrue apprenait à monter dans l’avion, à s’y aligner en faisceaux, à atterrir en roulé-boulé et à plier son parachute une fois sur le terrain… Chaque exercice, chaque nuit passée dans la chambrée de cette semaine préparatoire voyait la pression monter, jusqu’au moment fatidique, celui du petit matin où l’on partait vers la zone de saut « Wright »… 

 

Parachutistes sur le tarmac
Les Paras ? Des gars qui venaient de tous les coins paumés de France pour chercher l’aventure et découvrir de nouveaux horizons.

 

Comment naquit la figure du Para 

Comme vous le savez évidemment ce « parcours » est désormais révolu puisque le service militaire qui constitua l’une des dernières formes d’initiation en Occident, validant le passage de l’adolescence à l’âge adulte, n’existe plus : il a été abrogé par Jacques Chirac en 1996 et, le 6ème RPIMA, régiment mythique d’appelés de « La Coloniale » (dont il est question plus haut) fut dissous en 1998.
Pour aller à la source du « mythe », il faut donc se replonger dans une période plus ancienne de l’histoire militaire française, celle des guerres coloniales et post-coloniales qui vit la France perdre pied sur les continents asiatique et africain. Dans cette période où l’on en avait fini avec les guerres de masse sans pour autant franchir le pas de la professionnalisation des armées, quelques milliers de jeunes Français qui voulaient « voir du pays » mais aussi des vaincus de la seconde guerre mondiale et encore d’autres qui fuyaient des tracas judiciaires, furent parachutés dans les rizières indochinoises.  Dans la France exsangue et concentrée sur sa reconstruction d’après-guerre, il était impensable d’assurer un envoi en masse de métropolitains dans ce confins du monde ; elle y expédia des troupes coloniales peu efficaces mais surtout ses corps d’élite nouvellement formés aux actions aéroportées. Des légionnaires du 1er BEP et les paras « colos » du 3ème BCCP peu nombreux mais motivés, bien entraînés et choisis pour leur combativité ; des débrouillards jamais à cours de ressources, compensant le manque de matériel, la faiblesse logistique et l’infériorité numérique face à la multitude Việt Minh, par la valeur individuelle et le génie du « bord d’abîme » : c’est entre Cao-Bang et Dien Bien phu que surgit la figure hiératique et angulaire du Para.

Né dans la boue des rizières et la moiteur de la jungle hostile, le para n’a pas été fabriqué de toute pièces par un « système », contrairement à ce que peuvent nous affirmer les « déconstructivistes » et tous les experts de la dévirilisation à posteriori. Avant d’être représenté par des photographes de Paris-Match, raconté par des romanciers ou mis en scène par des réalisateurs, il a été une réalité humaine cristallisant des comportements et des modes opératoires pour répondre à des situations abrasives, bien réelles et très hostiles ; et c’est la somme de ces actes et de ces attitudes empiriques, à la fois individuels et collectifs, que l’on nomme « attitude virile ».

Cette virilité militaire faite de courage, de méthode et d’initiative, forgée dans la réalité des combats, solutionna des situations complexes sinon très défavorables. Et si les corps d’élite n’ont pas vaincu en Indochine face à une armée vietnamienne organisée, bien armée et en surnombre, ils en tirèrent des leçons pour la Guerre d’Algérie qui suivit.
L’armée française s’est aiguisée à Vinh Yên, Mao Khê et Na San. Les aventuriers qui voulaient barouder en intégrant les Corps d’élite sont devenus des soldats aguerris et solidaires, encadrés par des chefs de guerre remarquables comme Bigeard, Hélie de Saint-Marc ou Trinquier.
La défaite de Dien Bien Phu en mai 1954 laissa un goût amer chez ces hommes qui se retrouvèrent bien vite, plus forts, plus expérimentés et plus décidés à vaincre sur le théâtre d’opération algérien.
C’est précisément l’Algérie qui fixera définitivement la légende du Para. Les reportages et les témoignages furent plus nombreux qui montrèrent les hommes des corps d’élite, sanglés dans les tenues léopard et coiffés de la mythique casquette Bigeard. Et cette médiatisation accrue du para eut pour conséquence de le rendre aussi admirable chez les uns que détestable chez les autres. Le para cristallisa les passions. Il incarna un objet de fantasmes pour de nombreuses femmes alors qu’Edith Piaf chantait « Mon légionnaire » tout en constituant la cible privilégiée de « ceux de l’arrière », ces intellectuels marxistes parisiens qui avaient pris fait et cause pour le FLN.

La suite vous la connaissez : L’Algérie fut abandonnée dans des conditions troubles par un de Gaulle qui tenait son pouvoir de ceux qu’il trahit par la suite. Certains militaires se révoltèrent contre la décision gaulliste de quitter l’Algérie au nom de l’honneur et de la parole donnée aux populations locales. Un régiment entier, le mythique 1er REP, fut même dissous pour avoir rejoint l’insurrection.

 

Au printemps 1954, des soldats du corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient sont largués dans la plaine de Dien Bien Phu où l’armée française subira une cinglante défaite militaire.

 

De ces événements faits de situations tragiques et d’espoirs trahis naquirent une pépinière de talents dans le genre de la « chronique militaire ». Les chefs de guerre ou les simples soldats, réprouvés exilés ou emprisonnés, commencèrent à écrire pour témoigner et défendre leur point de vue devant une opinion publique devenue hostile. Pierre Sergent figure emblématique de l’OAS écrivit « Je ne regrette rien », reprenant ainsi le titre d’Edith Piaf, devenu (bien malgré elle) l’hymne de la contre-insurrection algérienne. Le très prolifique Erwan Bergot enchaîna les livres sur les corps d’élite en Indochine ou en Algérie (6). Puis ce fut au tour du général Salan, des colonels Trinquier ou Château-Jobert et d’Hélie de Saint-Marc de publier leurs mémoires. Des centaines de récits plus ou moins romancés furent écrits sur les faits d’armes des corps d’élite comme ceux de Jean Lartéguy ou de Jean Mabire et, si les films sur ces sujets ne furent pas tous des réussites comme l’adaptation du roman « les Centurions » par Mark Robson, on doit à Pierre Schoendoerffer l’une des œuvres cinématographiques les plus réussies sur les hommes de guerre, « la 317ème section » qui narre « le cheminement opiniâtre d’une colonne sous le ciel gris de la Mousson », mêlant impeccablement l’onirisme au réalisme grâce à un cadrage et une photographie frôlant la perfection.

On ne doit donc pas la création du « mythe Para » à une construction artificielle voulue par un système à des fins de « domination sociale » mais bel et bien au besoin de témoigner des combattants coloniaux devenus écrivains qui furent d’ailleurs snobés par les médias d’état et stigmatisés par l’Intelligentsia. C’est grâce à l’énergie, la pugnacité et au charisme qui firent leur valeur sur les zones de conflits que ces écrivain-combattants attirèrent les faveurs d’un large public, dans le cadre d’une nouvelle forme de guerre, elle culturelle, contre les « salisseurs de mémoire ».

 

L’aventure des Paras français se continua bien après La Guerre d’Algérie. Ici, un groupe de légionnaires du 2ème REP intervenant lors de la guerre du Katanga (1978).

 

De la nostalgie, camarade ?

Ce texte est un hommage sans nostalgie pour une forme d’action remarquable mais révolue, honorable mais perdue.
Il faut laisser le privilège de la nostalgie aux aînés des bataillons coloniaux et des REP qui ont assez connu les combats indochinois et algériens pour en garder les marques indélébiles du feu et des pertes fraternelles. La douce-amère mélancolie que produit la nostalgie « de ce qui n’a pas été vécu » est un tranquillisant dont nous autres, enfants du vingt-et-unième siècle occidental, n’avons pas le luxe. Nous avons des priorités : trouver des solutions pour traverser cette dangereuse époque.
L’objet du texte est surtout de décrire ce qui a existé pour en extraire un mode opératoire, de capter l’essence de telle ou telle action marquante qui prouva son efficacité « à l’époque » pour en renouveler la forme et l’adapter aux enjeux présents. L’exemple parachutiste nous permet aussi de répondre aux questions suivantes :
Nous voulons être une élite ? Il faut suer.
Nous voulons le respect des masses haineuses ? Il faut le regagner d’une façon ou d’une autre. 
Nous voulons changer le monde ? Il faut déjà nous combattre nous-même, dépasser nos propres peurs et vaincre nos démons avant d’exaucer l’ultime ambition de subjuguer l’adversité.

 

Du Corps d’Elite à la Communauté Active

La sélection psychologique, l’entrainement physique, les rites de passage, les hiérarchies librement acceptées pour n’être plus remises en cause après, la production d’une « tradition combattante » faite des « épreuves subies ensemble », de victoires fêtées et des défaites acceptées comme des replis tactiques sont les fondamentaux d’un corps d’élite à réinventer. Et ce corps d’élite en projet n’a nul besoin d’être hérissé de canons et de baïonnettes pour triompher. Bien au contraire ! Il doit plutôt prendre la forme post-moderne d’une entreprise rentable, d’un réseau urbain ou d’une communauté rurale, d’une association ou d’un club sportif. Qu’importe la forme de l’action, les techniques d’expression : l’important réside dans la cohésion et formation physique, intellectuelle et psychologique de ses membres, dans l’incarnation individuelle d’une ambition collective de grandir et de reconquérir l’espace. Les membres du « corps d’élite » peuvent troquer « la tenue léopard » pour le short du randonneur ou le costume Hugo Boss pourvu que le nouvel uniforme habille une détermination d’être et de durer, de reconquérir ce qui a été perdu, de « sauter à pieds joints » sur ce monde où les troupes du chaos font la loi.

Impeccables et implacables, curieux de tout mais intransigeants sur l’essentiel, souples dans la communication mais fermes dans nos intentions, nous pouvons l’être à la ville comme à la campagne, dans le cadre de l’entreprise « innovante » ou de l’association militante, en créant, en enseignant, en boxant ou en devenant « biker »… Face aux défis, c’est aujourd’hui à nous de créer « nos équipes » et de nouvelles solidarités, de réinventer de nouveaux rites, d’aller au « baroud » en nous inspirant des anciens sans nous laisser aspirer par leur nostalgie.
L’histoire n’est qu’un recyclage de formes et de modes au service d’un état d’esprit qui, lui, doit demeurer pour servir ce que nous avons toujours été, pour que nous puissions être et durer.

 

(1) Marcel Bigeard est la figure emblématique du Para. Communiquant enthousiaste et énergique, il eut la particularité de commencer « seconde classe » durant la Guerre d’Indochine pour terminer sa carrière au grade de Général.

(2) La « Coloniale » désigne l’ensemble des Régiments d’Infanterie de Marine (RIMA) et des Régiments Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMA)

(3) La fourragère est une décoration portée en uniforme par les membres d’une unité militaire ayant été citée au moins deux fois à l’ordre de l’armée. Elle est donc une décoration collective.

(4) Extrait du livre Les Parachutistes de Gilles Perrault

(5) Les appelés qui avaient fait une Préparation Militaire Parachutiste avaient déjà quatre sauts à leur actif quand ils venaient passer leur brevet para. Ils n’en effectuaient donc que trois.

(6) Erwan Bergot est l’auteur de plus d’une quarantaine de titres dédiés à l’histoire militaire et aux corps d’élite

 

Pour aller plus loin :
Les paras – Erwan Bergot – Editions Balland
Le mythe de la virilité – Olivia Gazalé – Editions Robert Laffont
Les centurions – Jean Larteguy – Editions Presses de la Cité (je déconseille l’adaptation ratée au cinéma avec Alain Delon et Claudia Cardinale)
Les prétoriens – Jean Larteguy – Editions Presses de la Cité
Histoire des commandos (3 tomes) – Pierre Montagnon – Editions Pygmalion
Les Parachutistes – Gilles Perrault – Editions Fayard
Les champs de braise – Hélie de Saint-Marc – Editions Perrin
La 317ème section – Pierre Schoendoerffer – Editions Robert Laffont… (et surtout en film !)
Je ne regrette rien – Pierre Sergent – Editions Fayard
Le 1er bataillon de bérets rouges, Indochine 1947-1949 – Roger Trinquier – Editions Plon

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