Chasse à l’Homme

La marque Gillette diffuse actuellement une publicité aux USA qui reprend les poncifs de la propagande féministe et se fait l’écho de #MeToo, la campagne de délation sévissant depuis 2017 sur les réseaux sociaux.
Cette diffusion s’inscrit dans la suite logique d’une offensive idéologique à base de spots télé, de manifs hurlantes et, de déclarations enflammées de la part de ministres d’état, de journalistes, d’étudiantes ou d’universitaires… toutes militantes féministes, plus radicales les unes que les autres.
 
Impératif dont la vocation est d’abord de produire du développement personnel dédié aux hommes, rejoint, par cet article, la résistance à cette vague de délires qui attaque les fondements de la masculinité.

 

Une publicité qui veut dicter leur conduite aux hommes

Un premier visionnage du clip provoque d’abord la sidération. On se demande quelle drogue a absorbé le directeur marketing de Gillette « Amérique du Nord » dans ce clip où la marque est censée s’adresser aux hommes.
La première moitié du clip entend montrer les « travers » de comportements virils ainsi que leurs effets : un enfants poursuivi par un groupe de garçons, un autre garçon pleurant dans les jupons de sa mère célibataire, une autre bagarre entre petits garçons…
Après ces séquences enfantines, la pub montre ensuite les méfaits des hommes, après un « boys will be boys » : un personnage de théâtre met une main aux fesses d’un personnage féminin avant de se moquer d’elle, un PDG tapote l’épaule d’un collaboratrice en pratiquant le « manterrupting » (1), des pères se félicitent de voir leurs fils se battre… bref, nous avons le droit à tous les poncifs du genre avant de passer à la seconde partie du clip montrant certains hommes (et nous verrons lesquels plus bas) prendre conscience de « leurs comportements offensants » pour s’interposer entre d’autres hommes et leurs « potentiels cibles féminines » ; tout cela bien sûr avec la campagne #MeToo et les « discours sur les violences » en fond sonore d‘actualité. Une voix off commente même ce clip sous la forme d’un discours sentencieux et moralisateur qui nous sermonne : « Est-ce le meilleur qu’un homme puisse avoir ? Vraiment ? Nous ne pouvons pas l’ignorer. Cela dure depuis trop longtemps. Nous ne pouvons pas en rire. Sortir à chaque fois les mêmes excuses ».  

Nous sommes bien en présence d’un spot diffusé massivement qui fustige la nature masculine profonde (ou ce qu’elle est censée être) en montrant une succession de scènes caricaturales dans lesquels l’homme a toujours le mauvais rôle et se comporte comme dans les pires fables féministes.
Mais heureusement pour l’histoire racontée (une marque doit toujours délivrer un message optimiste pour vendre), les choses « s’arrangent », notamment grâce à ces « hommes positifs » qui montrent à leurs congénères « néanderthaliens » comment il faut agir. Ces « hommes nouveaux » ont tous un point commun : l’appartenance à une minorité ethnique non-blanche.

 


Le spot de publicité misandre de Gillette qui entend imposer les codes de conduite d’une « masculinité positive ».


Chasse à l’Homme, oui, mais… à l’Homme blanc

La perversité partisane de ce clip commandé par Pankaj Bhalla, directeur de la marque pour l’Amérique du Nord, va donc jusqu’à sélectionner le type d’homme à dénigrer : le blanc ; et ce, en faisant toujours apparaitre un afro-américain associé à une attitude victimaire ou positive, par contraste.
Pour être plus précis, scannons le clip :
0.14 secondes Une bande d’enfants hargneux court, tous blancs
0.20 secondes Un personnage de cuisinière noire se fait mettre une main aux fesses sur scène par un personnage blanc, devant une salle hilare entièrement composée de blancs (on revoit cette scène à 0.25 secondes)
0.37 Une longue rangée de « petits blancs derrière leur barbecues » entonnent un slogan négatif (dans l’esprit de la pub) « les garçons seront des garçons »
0.54 Le slogan « We believe in a best in man » qui annonce la seconde partie du clip, dite positive est illustrée par la vidéo montrant une déclaration de Terry Crew, un activiste noir-américain pro #MeToo
0.58 Un moyen-oriental stoppe le comportement « machiste » d’un jeune blanc envers une femme lors d’une garden party.
1.03 Un noir stoppe un « jeune blanc macho » qui commence à suivre une fille dans la rue
1.10 Deux gangs de noirs font la paix en se serrant les mains
1.14 Un homme noir protecteur tient sa fille devant un miroir

Les rares scènes où des personnages blancs ont une attitude positive sont celles où ils séparent d’autres personnages blancs se battant entre eux (effet visuel de neutralisation)…
Malgré cette vision volontairement raciste de l’homme à remplacer,  on peut tout de même s’estimer heureux : nous avons évité Donald Trump bombant le torse, Mussolini montrant le menton et un défilé flamboyant du Ku-klux-Klan… rappelant « les heures les plus sombres de la virilité » !!!

Cette stigmatisation de l’homme blanc comme représentatif du type masculin à abattre est un grand classique de la logorrhée féministe. On le retrouve dans les discours d’ultra-gauche de « la convergence des luttes » où les minorités (féministes, immigrés, homosexuels, trans, nains, poissons, limaces…) sont appelées à combattre ensemble « le pouvoir patriarcal blanc néo-colonialiste ».

Ce qui explique d’ailleurs pourquoi les féministes regardent le bout de leurs chaussures quand plusieurs centaines d’Allemandes se font violer publiquement par des migrants (Nouvel an 2016) ou, au contraire, aboient pour relayer les discours islamiques (pourtant rétrogrades sur l’échelle de valeurs post-modernes) sur le port du voile ou la non-mixité dans les piscines et les lieux publics.
Cette condamnation à géométrie variable des « comportements inappropriés » de l’homme (harcèlement de rue, viols…) est permanente dans le discours féministe. On le retrouve même dans les spots d’information et de « prévention » diffusés par l’état français : les acteurs incarnant les rôles de violeurs ou de harceleurs étant toujours des types caucasiens et les victimes de harcèlement souvent des africaines ou des maghrébines…   Scénettes qui apparaissent comme autant de dénis de la réalité quand on connait les profils statistiques des vrais violeurs et la nature du peuplement des zones urbaines où se commettent majoritairement ces viols et ces harcèlements. 

Ce clip édifiant réalisé pour dénoncer la montée des harcèlements et des viols, en forte hausse depuis l’arrivée massive de migrants, nous montre un couple mixte (classiquement femme blanche, homme noir) s’interposant entre un jeune blanc, présumé harceleur, et une jeune maghrébine.  Propagande mélangiste avérée ? Déni de réalité ? Surement les deux.

 

De quoi se mêle Gillette ?

Après les quelques minutes de stupeur provoquées par le visionnage du clip, on se demande quelle est la légitimité d’un « marchand de rasoirs » à dicter une conduite aux hommes américains, à imposer le nouvel ordre moral produit par l’ultra-féminisme ? Quelle autorité supérieure et légitime, élue ou simplement représentative d’une partie de la population, a mandaté la marque pour porter ce sermon ?

En fait, la marque n’a aucune légitimité ; elle s’octroie unilatéralement ce droit grâce à son budget marketing qui lui permet de diffuser le message publicitaire sur l’ensemble des médias. Message qui sera également relayé par des journalistes complaisants… car vivants en partie grâce aux budgets publicitaires d’annonceurs comme Gillette et sa maison-mère Procter & Gamble qui possède aussi les marques Actonel, Always, Ariel, Braun, Duracell, Fusion, Gillette, Head&Shoulders, Mach3, Pantene, Pampers, Pringles, Oral-B, Wella…

Nous devons donc considérer dans ce soutien empressé des médias au spot misandre de Gillette, non seulement comme un acte militant de la part de journalistes très majoritairement à gauche et unanimement acquis à la cause féministe, mais aussi comme une attitude prostitutionnelle vis-à-vis de « ceux qui apportent les dollars ». 
Dans ce contexte, Gillette n’a pas besoin de s’entourer d’élus, de psychologues comportementalistes, de sociologues ou de présidents d’associations représentatives  qui valideraient son message; Gillette a juste besoin de sortir le chéquier.

Il faut bien comprendre que Gillette (donc Procter & Gamble) relaie le discours du féminisme ultra sur « la masculinité toxique », avec le soutien des actionnaires du groupe. Pourquoi ? Pour améliorer le sort des femmes du quotidien ? Ils s’en foutent. Pour « faire avancer le progrès » ? non plus.
Procter & Gamble propose des produits principalement destinés aux femmes ou achetés par elles : la lessive Ariel, les couches Pampers, les shampoings Head&Shoulders, les serviettes hygiéniques Always… sans même parler des rasoirs de la marque Gillette dont les études marketing prouvent que leurs acheteurs sont principalement…  des acheteuses… 
Il y a toujours des arrières pensées mercantiles quand une marque envoie un message sociétal. Celui de cette pub s’adresse finalement plus aux acheteuses qu’aux utilisateurs de rasoir, ces hommes qui sont méprisés et réduits dans ce clip au rang de « beaufs blancs bagarreurs, alignés derrière des barbecues ».
Nul doute qu’il s’agit là de caresser les acheteuses de rasoirs dans le sens du poil, en leur disant : « Nous allons « raisonner » vos hommes, les rendre plus malléables ».

 

 

Pankaj Bhalla, directeur de la marque Gillette pour l’Amérique du Nord. Commanditaire du spot de pub, misandre et raciste, il semble parti en croisade contre la virilité des hommes… blancs.

 

 

La virilité, ce potentiel dangereux à éradiquer

« Rendre les hommes plus malléables » est l’objectif de Gillette, comme de toutes les marques « B to C », et à travers elles, l’objectif de l’oligarchie. Et pas seulement pour des raisons de « parts de marché » !

Les principaux actionnaires du groupe Procter & Gamble, comme ceux de toutes les multinationales marchandes, sont issus de dynasties financières et composent un pouvoir oligarchique, jaloux de sa mainmise sur la société et l’économie occidentales.  Or, en ce temps de récession économique et de dissolution du lien social, les crises politiques, les flambées migratoires ou les troubles géopolitiques constituent autant de facteurs de déstabilisation : les dissidences, les contestations populaires et populistes se multiplient au sein du monde occidental qui remettent en cause l’ordre établi.
Aussi, la dévirilisation de l’homme du quotidien est à considérer comme une stratégie oligarchique visant à neutraliser tout processus révolutionnaire. Car si les hommes perdent leur capacité virile à combattre, leur sens du territoire ou l’identité sexuelle et culturelle qui les cohére pour se fondre dans un vague consensus mollasson de créatures indifférenciées « privilégiant la conciliation et le dialogue », croyez-vous vraiment qu’ils voudront se battre ou remettre en cause l’ordre existant ? Non, bien sûr que non. Et si l’on ajoute à cette « dévirilisation », l’éclatement de la société en de multiples communautés (religieuses, ethniques, culturelles, sexuelles…) menant des « guerres horizontales » entre elles pour mieux se neutraliser mutuellement, l’oligarchie et les hommes qui la composent (2) ont encore de beaux jours devant eux.

 

Souriez, vous êtes rasés !

A travers ce clip, l’oligarchie passe un message : réfrénez vos instincts, arrêtez d’être combattifs, soyez conciliants… car vous êtes naturellement mauvais, vous les hommes (surtout les blancs !).

Mais les choses ne se passent pas spécialement comme prévu pour la marque. Les réactions des Américains ont été nombreuses et virulentes. Des personnalités comme James Wood ont réagit contre le spot de pub, rejoints en cela par les très influents représentants de l’Alt-Right. Des centaines de photos et de vidéos sont postées sur les réseaux sociaux montrant des rasoirs jetés à la poubelle ou retirés des rayons des magasins.
Sur Youtube, où la vidéo a été postée par la marque, une pluie de « pouces en bas » s’est abattue la page : plus d’un million de réactions négatives, contre moins de cinq cent mille positives ! Et dans les commentaires, on assiste au même déferlement de milliers de saines réactions comme « Bye Gillette »ou « GilletteBoycott »…

Un mouvement de contestation qu’il nous appartient de relayer et d’amplifier en France. 

 

Quand la marque savait parler aux hommes…  Adieu Gillette !

(1) Le « manterrupting » est un de ces nombreux néologismes du pénible lexique féministe qui décrit l’interruption verbale d’une femme par un homme.

(2) Des membres de l’oligarchie qui ne manquent pas, eux, de cultiver leur côté alpha et leur esprit de compétition, comme nous le démontre les nombreux  titres des sociologues Pinçon ou l’excellent livre de Michel Villette et de Catherine Vuillermot, « Portrait de l’homme d’affaires en prédateur ».

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